Le Mémorandum 2024 de Fediex est disponible en cliquant sur le lien suivant : https://www.fediex.be/upload/memorandum-2024-fediex-4jdt38.pdf 

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Une utilisation intelligente des ressources


Le sous-sol belge est extrêmement riche, c’est indéniable. Toutefois, chaque matériau extrait a son, ou ses, domaine(s) d’utilisation précis. En d’autres termes, certaines applications sont plus adaptées à l’un ou l’autre type de roche. En tant que fédération, il est primordial pour Fediex de veiller à ce que ces considérations techniques soient bien prises en compte dans les différents cahiers de charges et que ceux-ci incluent des clauses environnementales et sociétales.

La chaux, associée ou non à la pierre, est utilisée depuis l’antiquité dans le génie civil, dans la construction et comme revêtement, mais est aussi employée dans l’industrie alimentaire, en sidérurgie ou dans des applications environnementales. Tout comme les granulats, elle doit répondre à des exigences spécifiques.
De plus, les produits issus du marché asiatique ou étranger en général présentent un bilan carbone très important, contrairement à la production belge qui est généralement transportée pour être travaillée dans un rayon proche de son lieu d’extraction.
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L’extraction répond avant tout à une demande sociétale. En effet, « il y a des besoins en termes de logements, d’infrastructures publiques, … Et donc le rôle du secteur est essentiel pour participer à cet effort, sachant que les matériaux que nous trouvons dans le sous-sol wallon sont des matériaux que nous ne devrons pas aller chercher à l’étranger, ce qui réduit donc l’impact en matière d’émission de gaz à effet de serre au niveau du transport routier. »


Céline Tellier, Ministre wallonne de l’Environnement, de la Nature, de la Forêt, de la Ruralité et du Bien-Être animal.


L’utilisation du granulat naturel ou du granulat recyclé dépend de critères techniques spécifiques : selon les applications, l’un ou l’autre sera privilégié ! Avec au minimum 25% d’utilisation de granulat recyclé (sans tenir compte des revalorisations in situ), la Belgique est le leader européen en la matière.



Dans la logique de leurs apports réciproques, le granulat naturel et le granulat recyclé doivent être considérés comme complémentaires, plutôt qu’opposés. « La part croissante de granulat recyclé pourrait être considérée comme une menace pour la production de granulat naturel, mais en fait non, ce ne sont pas deux choses qui s’opposent. En termes de diversification et d’élargissement de la gamme de produits, l’industrie peut faire correspondre au mieux les produits à différents types d’usage, parfois très spécifiques. »


Gaëlle Warnant, Chargée de mission Economie circulaire à Inter-Environnement Wallonie (IEW).


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« La complémentarité entre granulats recyclés et granulats naturels tombe sous le sens. Sans ressources naturelles pas de granulats recyclés. Aujourd’hui, une véritable nouvelle vie est offerte à ces anciens granulats naturels qui deviennent des granulats recyclés tout en limitant, du coup, l’apport de ressources naturelles nouvelles. »


David Lamy, Directeur général de la Société Coopérative pour le Traitement des Déchets de Construction en Wallonie (Tradecowall).



« Les granulats naturels ont parfois des performances différentes des granulats recyclés. Il est clair que pour les granulats recyclés, il faut faire un "match" entre les exigences de l’application visée et les performances techniques des granulats. »


Jeroen Vrijders, Responsable du laboratoire Développement Durable du Centre Scientifique et Technique de la Construction (CSTC).


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Beaucoup de choses sont encore à mettre en place pour optimiser l’utilisation du recyclé étant donné qu’« avec l’économie circulaire, nous avons donc sur le marché une série de produits soit réutilisés soit issus du recyclage. Il y a encore beaucoup à faire pour garantir la qualité de ces produits et donner confiance aux acheteurs. Dans ce contexte, toutes sortes de compétences seront nécessaires, aussi bien intellectuelles que techniques et manuelles. Un défi important, c’est que la formation se mette à la page, ou en tout cas, développe des approches plus circulaires dans tous les métiers. »


Gaëlle Warnant, Chargée de mission Economie circulaire à l’IEW.



La formation est un élément important à développer, d’autant plus que « aujourd’hui, en Communauté française, la géologie ne fait plus partie du programme général scolaire. Ce qui signifie que les futurs citoyens n’ont plus aucune idée des richesses du sous-sol belge et, par conséquent, ne comprennent pas les raisons de cette activité extractive particulièrement intense. »


Johan Yans, Docteur en sciences de la Terre et Directeur du département de minéralogie de l’UNamur.


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